La Fée de lumière

Véronique Delamarre-Bellégo
Collection : Premier Roman

Où l’on voit que la magie de Noël peut durer toute l’année

Quelques jours avant les vacances, Charlotte invite ses amies à un déjeuner de Noël. L’occasion pour les sept petites filles de partager des histoires merveilleuses sur les traditions de cette fête si spéciale. Mais une autre légende les intrigue : celle de la Fée de lumière. Une puissante magicienne qui jetterait de l’or dans le cœur des gens pour les rendre plus heureux, une sorte de messagère du soleil qui offrirait du bonheur, de l’espoir et du courage à chacun. Elle veillerait sur le monde chaque jour de l’année et pas seulement à Noël. Qui est-elle ?
Et si elle existait vraiment ?

 

ISBN 9791021407169 / Public : de 9 à 109ans /Parution : le 25/11/2021/ Format : 13x20cm / Nb pages : 96/ Broché /Prix : 9,95 €

 

Catégories : ,

Description

 

EXTRAIT

Chapitre 1

Décembre avait accroché aux arbres nus des voiles de brume. Le vent froid sifflait et soufflait dans les rues. La nuit semblait avoir englouti le monde. Seuls les réverbères affrontaient bravement le poids de l’hiver.
Lucie lâcha le rideau, qui retomba jusqu’au sol en bruissant, et se retourna vers sa fille. Penchée sur ses devoirs, Charlotte enroulait d’un geste machinal une boucle de cheveux autour de son doigt, dans le halo des guirlandes du sapin qui clignotaient doucement.
— Ma puce, est-ce que cela te ferait plaisir d’inviter tes copines à un déjeuner de Noël à la maison, la semaine prochaine, avant les vacances ?
— Oh oui !
La fillette leva les yeux de son cahier d’exercices. Ses yeux pétillaient de surprise.
— Lundi ou mardi, le 17 ou le 18… réfléchit Lucie à voix haute. Attends une seconde, je regarde mon agenda pour voir si je peux poser une journée de congé.
Elle se dirigea vers son sac à main, posé sur la table de la cuisine, en sortit un petit carnet noir fermé avec un élastique.
— Mardi ! C’est bien mardi, non ? Charlotte s’était approchée.
— Oui, c’est super !
Peu importait le jour en fait, le projet l’enchantait.
— Et tu sais qui tu aimerais inviter ? Tu ne vas pas inviter toute la classe quand même !
— Ça fait…
La petite fille compta sur ses doigts.
— Sept ! Sept avec moi ! Ce n’est pas
beaucoup, si ?
Lucie se mit à rire en lui caressant les cheveux.
— Tout dépend de vous ! Sept petites filles sages, ça va, mais sept diablotins, c’est énorme !
— On sera sages, promis ! Comme des images.
Lucie fit une petite grimace amusée. Peu importait qu’elles soient sages ou non,
en fait, c’est leur joie qui comptait. Elle accepta.
— Merci, Oh merci, c’est trop bien, je peux leur téléphoner tout de suite pour leur demander si elles sont libres ?
— Libres ? Un mardi midi, un jour d’école ? Elles le seront forcément puisque normalement elles mangent à la cantine.
— C’est vrai !
— Au lieu de les appeler, si tu préparais plutôt des petits cartons d’invitation ? Comme pour un anniversaire.
— Oh oui, j’y vais tout de suite ! Oh, je suis trop contente !
— Finis tes devoirs d’abord, mademoiselle, s’il te plaît.
Jamais poésie ne fut si vite apprise.
Le lendemain, dès la grille de l’école franchie, les six petites enveloppes décorées de couronnes de houx vert avec ses baies rouges furent distribuées et acclamées. Puis, les mamans des copines en question appelèrent, chacune à son tour.
— Vous viendrez donc les chercher et vous les ramènerez à 13 h 30, c’est bien cela ?
— C’est ça. Ne vous inquiétez pas, je serai avec elles tout le temps.
— Je vais mettre un mot dans le carnet pour prévenir la maîtresse.
— Salut Lucie, c’est Fanny. C’est super sympa ! Thelma est enchantée ! C’est la première fois qu’elle est invitée à un déjeuner de Noël !
— Pour moi aussi c’est une première ! C’est drôle ! Mais je me réjouis vraiment de les avoir toutes chez moi.
— Tu veux que je passe les chercher à la sortie de l’école et que je les dépose chez toi ?
— Pas du tout, je m’occupe de tout !
— C’est super sympa ! Un grand merci pour elles !
Charlotte s’impliquait et vérifiait mille fois par minute que tout se déroulait sans accroc. Pourvu que rien ne fasse obstacle du côté des parents, de l’école, ou de quoi que ce soit d’autre ! Pour déjouer tous les imprévus, elle essayait de tout contrôler.
— Dis maman, est-ce que les mamans de mes copines t’ont appelée ?
— Oui ! Tout le monde peut venir. Ouf. Qu’est-ce qu’on va préparer à manger ?
— Un vrai déjeuner de Noël avec une bûche en dessert.
— Hum, miam miam, on va se régaler !
— La veille au soir, tu m’aideras à pré-parer la table et à la décorer ?
— Oui ! J’aimerais bien qu’on mette la belle nappe rouge, les assiettes dorées, les couteaux en argent et aussi les deux gros chandeliers dans lesquels on peut allumer plein de bougies. Ambiance château hanté !
— Eh bien dis donc, tu as des idées très précises !
— Tu sais, c’est une fête, alors il faut s’appliquer pour que tout soit beau. On allumera aussi toutes les guirlandes et des petites bougies ?
— D’accord.
— Je pourrais aussi préparer des truffes en chocolat… Un gros bonhomme en pain d’épices…
— Hum… volontiers…
— … Et des petits gâteaux pour l’apéritif.
— Un apéritif ! Dis donc mademoiselle,tu ne crois quand même pas que je vais servir un apéritif à sept petites filles de neuf ans !
— Mais non, pas du champagne ! Juste un petit jus de fruits, pour faire comme les grands.
— Ouf, j’ai eu peur !
— Tu es bête ! Tu avais compris, hein ?
— Oui, je te taquine. Allez, monte au lit,on en reparlera demain ; c’est dans cinq jours, on a tout le temps. Je monte te faire un bisou tout à l’heure.
— Bonne nuit. Tu sais, je suis trop contente ! C’est trop bien un déjeuner de Noël.

Informations complémentaires

Dimensions 21 × 16.5 cm